ADADA : Santorino, le filleul d’Anna-Christine

Article publié le : 01/02/2012

A l’Adada, de nombreux ânes ont été trop éprouvés par la vie pour être adoptés. Ils coulent une retraite paisible, et enfin heureuse, jusqu’à la fin de leurs jours. Le problème est qu’ils sont une charge financière lourde pour l’association. Alors à l’Adada, on a eu une bonne idée : ces ânes peuvent avoir des parrains. Ces parrains assument chaque mois le coût de l’ entretien d’un âne dont ils connaissent le nom, l’histoire et les péripéties de sa vie ; ils reçoivent régulièrement de ses nouvelles et des photos. Ils peuvent bien sûr lui rendre visite. C’est un peu leur âne, celui qui peut vivre insouciant du lendemain grâce à cela. Bien sûr il faudrait bien plus de parrains et marraines pour tous ces petits martyrs aux longues oreilles et au regard si doux…
Aujourd’hui nous avons eu envie de recueillir le témoignage d’Anna-Christine, bénévole et correspondante de l’Adada qui nous parle du bonheur de parrainer Santorino.

C’est chez un maquignon que j’ai rencontré Santorino un jour d’automne : un grand âne au regard triste, au corps frêle sur des jambes si longues qu’on aurait pu le croire grimpé sur des échasses. Enfermé dans un petit box sordide et sale, il m’observait calmement, peut-être conscient que son avenir se résumait à un long voyage en camion vers un abattoir Italien, ou à un aller simple pour un de nos abattoirs régionaux.

Décidant de sortir Santorino de ce mauvais pas, je contactais l’ADADA, et obtenais l’accord de Marinette quant à son accueil au refuge. (Ma famille comprenait déjà 5 équidés aux “longues oreilles”, et 4 cousins aux oreilles plus courtes, il n’était donc pas envisageable de la voir s’agrandir, sous prétexte de grave crise du logement…).

Quelques jours plus tard, Santorino prenait le chemin de l’association, où de nombreux congénères l’accueillaient avec chaleur, et où, aux bons soins des soigneurs de l’équipe, il profite aujourd’hui de la vie, goûtant des plaisirs du bon foin et des magnifiques paysages Ambertois. (Mais oui, nos ânes apprécient les cimes boisées et le doux relief du Massif Central, propice je n’en doute pas à des méditations asines riches et profondes !)

Il fallait bien évidemment à Santorino une marraine : ce fut chose rapidement conclue, et me voici repartie avec un contrat de parrainage dûment signé…

Aujourd’hui, Santorino partage mon existence, d’une façon certes plus distante que s’il vivait dans mon jardin, mais pour lui chaque matin une belle journée commence, en sécurité au refuge où mon action contribue à lui permettre de vivre, et cela est pour moi une réelle satisfaction.

J’aimerais encourager les personnes qui le peuvent à parrainer elles-aussi un des ânes de l’ADADA.

C’est à la fois une belle expérience et une action réellement utile, tant pour l’association que pour l’animal lui-même. En effet :

- Un parrainage (50€ par mois) est, pour l’âne qui a la chance d’en bénéficier, la garantie d’un avenir serein, sous la protection doublement bienveillante de l’association et de son parrain ou marraine. Cela représente certes une somme conséquente, mais il est possible de mettre en place un parrainage partagé, 2 personnes choisissant ensemble de protéger un âne, divisant ainsi budget. De plus, le parrainage étant considéré comme un don et l’ADADA reconnue d’utilité publique, 66% des montants versés sont déductibles des impôts : ainsi, le parrainage complet de Santorino ne me coûte réellement que 16€ par mois, soit à 0,53€ par jour.

- Un parrainage, c’est aussi une bouffée d’oxygène pour l’association : l’assurance d’un revenu fixe et régulier au profit d’un animal ainsi protégé, et le sentiment non négligeable d’un soutien moral fidèle tout aussi important.

- Le parrainage, c’est encore agrandir sa famille, en accueillant cet animal extraordinaire qu’est l’âne, quand bien même la vie ne vous a pas permis de posséder les terrains habituellement nécessaires au bonheur d’un tel équidé.

- Le parrainage, c’est enfin porter haut les couleurs des ânes et témoigner du respect que l’on doit à ce merveilleux animal, compagnon fidèle et ami de l’homme.

Santorino a de la chance… N’oublions pas les 300 ânes qui sont menacés de mort ! Continuons à nous mobiliser pour eux notamment en faisant un don en leur faveur :



Ou bien en passant un appel téléphonique en leur faveur :




 

Commentaires

  1. michel says:

    Bonsoir,

    Après avoir lu ce témoignage, une de mes amies et moi même avons décidé de parrainer un âne !!!!Je suis allée sur le site de l’ADADA mais je n’ai pas trouvé où cliquer pour accéder au parrainage, pourriez vous m’indiquer la marche à suivre ..
    Merci et bravo pour tout ce que vous faites pour tous nos animaux et pour les associations qui ont tant besoin de nous tous …

    Tat

  2. Kathy says:

    Bonjour
    Formidable idée
    Juste une question : peut-on aussi bénéficier de cette déduction fiscale en Belgique quand on parraine un adorable âne d’ADADA ?
    Merci de me tenir au courant

    • Sophie Actuanimaux says:

      Bonjour
      Malheureusement, et sauf erreur de notre part, je pense que la législation belge n ‘est pas la même et que nos reçus fiscaux ne sont pas acceptés.

      • Kathy says:

        Dommage..
        Mais cela ne m’empèchera pas de faire un geste !
        Gros bisous à tous

  3. vero13 says:

    très beau témoignage d’amour et surtout belles photos
    Merci
    Bibous à Santorino
    Amitiès

  4. Katia de Paris says:

    Merci Anna-Christine pour ce beau témoignage.
    Santorino, votre filleul est magnifique, avec un regard si doux…
    Heureusement qu’il existe des associations comme l’ADADA , qui fait un travail merveilleux.

    Beaucoup de bonheur à Santorino et sa marraine.

  5. nadinez says:

    beau temoignage belle action de votre part audrey et martine louison et santorino ont de la chance
    moi j’ai longuement hesité car j’aimerai parrainer sidonie de l’ADADA que l’on a vu sur le site AA au tout début j’ai ete trés bien renseignée sur ce parrainage par marinette les anes sont aussi mes amours mais je n’ai pas osé franchir le pas car c’est un geste important de conséquence et il faut pouvoir l’assumer longtemps mais j’y reflechis encore….
    mamie24

  6. Audrey says:

    Bien joli témoignage qui incite vraiment à faire de même

  7. martine says:

    Magnifique témoignage. Moi aussi, je parraine auprès de ADADA un âne qui s’appelle Louison et que je suis allé voir cet été. Je l’ai pris en photo, lui ai donné à manger, c’est très valorisant. Cela revient effectivement après déduction fiscale à 16 euros par mois, somme que l’on dépense allègrement plusieurs fois dans le mois et pas toujours judicieusement ! Pour avoir été reçue par mr et mme Panabiere, je peux affirmer qu’ils adorent leurs ânes ( et aussi leurs chats ) et qu’ils leur sont totalement dévoués, comme tous ces bénévoles d’association. Ne les laissons pas tomber et aidons-les !

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